
Temps de lecture : 9 min
Points clés à retenir
- Saison cruciale : les macareux ne sont visibles que de fin avril à juillet, avec un pic en mai-juin. Ne prévoyez pas votre voyage en août sans vérifier les dates locales.
- Jumelles indispensables : même dans les meilleurs spots (Westray, Skomer), vous serez souvent à distance réglementée. Un bon zoom fait la différence.
- Réservation obligatoire : les ferries pour les îles (Farne, May, Skomer) se remplissent vite, surtout en mai-juin. Ne tentez pas l’improvisation, vous risquez de faire demi-tour.
Bon, soyons honnêtes : j’ai longtemps cru que les macareux, c’était un mythe de carte postale. Un truc de photographe animalier avec un téléobjectif à 5000 balles. Puis un jour, en début de saison, je me suis retrouvée sur une falaise des Orcades, sans rien de prévu, et là… ils étaient là. Et c’est là que tout déraille. Pas de plan, pas de réservation, juste un vol à 2h du matin et un ferry qui sentait le poisson.
Alors voilà, je ne vais pas vous mentir : les observer demande un peu d’organisation, surtout quand on vient de loin. Mais franchement, ça vaut chaque minute de galère. Voici mes 9 spots préférés, testés (et parfois ratés) lors de mes périples en solo.
1. Westray, Orkney, Écosse
Commençons par mon chouchou. Westray est une île des Orcades, un peu perdue, et c’est exactement ce qui fait son charme. Les macareux y débarquent de fin avril à début août. Spoiler : le meilleur endroit, c’est le Castle of Burrian. Attention, ne vous attendez pas à un château digne de Game of Thrones. C’est une pile rocheuse au milieu des vagues, entourée de falaises. L’accès est libre, mais prévoyez des jumelles, car vous serez en surplomb. Niveau budget : soyez prêts à dépenser un peu pour le ferry depuis Kirkwall. Comptez environ 25 £ l’aller-retour. Et si vous venez en juillet, attendez-vous à du vent, beaucoup de vent.
2. Réserve naturelle nationale d’Hermaness, Shetland, Écosse
Quand j’animais à Marrakech, un voyage de pêche m’avait parlé d’Hermaness. J’y suis allée un peu au hasard, et c’est le genre d’endroit qui vous fout une claque. Les falaises sont immenses, les oiseaux omniprésents. Les macareux nichent dans des terriers sur les pentes herbeuses. La promenade jusqu’au bout est magnifique, mais gardez vos distances. Clairement, un coup de tête et vous les faites s’envoler. Je recommande juin, avant l’afflux touristique. L’entrée est gratuite, mais le parking coûte 3 £. Prévoyez des chaussures de rando, le sentier est souvent boueux.
3. Réserve naturelle nationale de l’île de May, Firth of Forth, Écosse
L’île de May, c’est un peu le spot consacré. Ça n’a rien de sauvage, mais c’est efficace. Un ferry de 45 minutes depuis Anstruther (comptez 30 £ aller-retour). L’île est une réserve naturelle, sans résidents permanents. On y voit des macareux, mais aussi des phoques et des sternes. La meilleure période ? Juin-juillet. Ce que personne ne vous dit : les moustiques. Oui, même en Écosse. Préparez de l’anti-moustique. Et attention, les bateaux sont souvent annulés par mauvais temps. Mon conseil : partez le matin pour éviter les grains de l’après-midi.
4. Falaises de Bempton, Yorkshire, Angleterre
Ah, le Yorkshire. J’y suis allée en mai, un peu pour me défouler après une série de nuits blanches à animer une colo. Les falaises de Bempton, c’est l’endroit où la nature est presque mise en scène. Il y a six plateformes d’observation, un centre des visiteurs, un café. Mais ne vous moquez pas : ça marche. Les macareux y sont de mi-avril à mi-juillet, et vous pouvez les voir de près sans les déranger. Le parking coûte 7 £, le sentier fait 2 miles. Niveau budget : abordable. Et surtout, vous pouvez y passer la journée entière. Il y a des chambres d’hôtes à proximité si vous voulez faire durer le plaisir.
5. Îles Farne, Northumberland, Angleterre
David Attenborough a déclaré que c’était son endroit préféré au Royaume-Uni. Alors me voilà, un billet de ferry en poche, direction Seahouses. Les îles Farne sont gérées par le National Trust. On y accède uniquement par bateau de mai à juin (fermées le reste de l’année pour la nidification). Réservez à l’avance, car les places sont limitées. J’ai vu des gens revenir bredouilles parce qu’ils pensaient pouvoir improviser. Comptez 20 £ pour l’entrée et le bateau. Spoiler : il y a des sternes arctiques agressives, alors portez une casquette.
6. Îles Scilly, Cornouailles, Angleterre
Les îles Scilly, c’est un peu le bout du monde. J’avais repéré le spot grâce à un GO qui y avait passé un été. Les macareux nichent principalement sur l’île d’Annet, inhabitée. L’observation se fait depuis des bateaux. J’ai testé un « safari en mer » à 40 £, et honnêtement, c’était génial. Les oiseaux plongent, volent à 50 mph autour du bateau. La meilleure période : mai-juin. Mais préparez-vous à être bercé (et parfois malade). Si vous êtes sensible au mal de mer, prenez des médicaments. Ce que personne ne vous dit : même en été, il peut faire frais, alors prévoyez une bonne veste.
7. Falaises de South Stack, Anglesey, Pays de Galles
Les falaises de South Stack, c’est la carte postale galloise. La tour d’Ellin sert de plateforme d’observation, avec une vue à couper le souffle sur la mer d’Irlande. Les macareux y sont de mai à juillet. J’y suis allée un jour de pluie, et c’était magique : les oiseaux semblaient encore plus à l’aise, moins effrayés par les humains. Le sentier est facile, l’accès gratuit. Prévoir 5 £ pour le parking. Et si vous avez de la chance, vous verrez des faucons pèlerins. Mon conseil : venez en semaine pour éviter la foule, surtout en été.
8. Île Skomer, Pembrokeshire, Pays de Galles
Skomer, c’est le spot incontournable. L’île est une réserve naturelle, avec des jacinthes des bois au printemps et des campions en été. Les macareux y sont de mai à mi-juillet. L’accès se fait par bateau, et les réservations partent comme des petits pains. J’ai failli me faire avoir, mais j’ai réussi à réserver un créneau en mai. Comptez 20 £ pour le ferry et l’entrée. Sur place, marchez jusqu’au bout de l’île pour voir les terriers. Et n’oubliez pas de lire le code de conduite de la Welsh Wildlife Organisation. Clairement, respectez les distances, ces oiseaux sont déjà assez stressés par les touristes.
9. Île de Rathlin, comté d’Antrim, Irlande du Nord
Dernier spot et pas des moindres : l’île de Rathlin. J’ai atterri là après une soirée trop arrosée dans un pub de Ballycastle. Bon, je blague, mais l’île est vraiment spéciale. Le West Light Seabird Centre offre une vue imprenable sur les falaises. Les macareux arrivent à la mi-mai, les poussins éclosent en juin, et les oiseaux repartent en juillet. L’accès en bateau coûte environ 15 £ aller-retour. Sur place, un centre d’exposition explique l’histoire et la faune, ce qui est bien pour apprendre en observant. J’ai trouvé que Rathlin était plus calme que Skomer, peut-être parce que les ferries sont moins fréquents. Mais attention, les horaires varient selon la météo, alors soyez flexible.
Alors voilà, si vous voulez voir des macareux, préparez-vous à marcher, à attendre, parfois à avoir froid, et à dépenser un peu. Mais croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle. Quand vous les verrez se dandiner sur les falaises, vous comprendrez pourquoi on les appelle les clowns de la mer.

Ex-GO Club Med reconvertie baroudeuse à plein temps. Je décrypte le monde depuis 10 ans — sans agence, sans itinéraire figé, avec beaucoup de café local.